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Le thème de cette semaine :
on se penche sur la violence qu'on ne dit pas, que l'on passe sous silence. À quel prix et jusqu'à quand ?
Avec Katherine Pancol, Michel Bussi, Marie Dosé, Olivier Bourdeaut et Lucile Novat. |

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Katherine Pancol « Des choux et des reines » (Albin Michel)
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Sophie a sauté dans le premier train pour Rouen avec, pour seul bagage, son chien Sherlock. Elle s'est enfuie. Ce jour-là, son amant avait oublié de l'enfermer à double tour...
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Michel Bussi « Que la mort nous frôle » (Les Presses de la Cité)
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Avec Que la mort nous frôle, Michel Bussi revient à l'essence de son art : un suspense psychologique haletant, un huis clos oppressant et une intrigue savamment orchestrée, où rien n'est jamais ce qu'il paraît être. Quand on frôle la mort, ce n'est pas son passé que l'on voit défiler. Ce sont les rêves que l'on ne pourra pas réaliser. Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes, qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort. Mais ces dernières semaines, des événements inquiétants secouent les lieux : des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on ; des statues changent de place ; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses. Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout. Derrière un décor faussement paisible, entre les rives du Léman et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer ?
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Olivier Bourdeaut « Une histoire d'amour et de violence » (Gallimard)
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Le jour où il enterre son père, tout le monde félicite Olivier pour le succès de son premier roman. La scène est absurde, presque irréelle. Et pourtant, c'est là que tout commence. Car derrière la consécration de l'écrivain se cache une histoire intime. Celle d'un fils qui a grandi dans l'ombre d'un père aussi impressionnant qu'insaisissable, d'un enfant qui s'est construit contre la violence et sous les coups, d'un adolescent qui les a rendus et d'un homme qui, au moment de devenir père à son tour, choisit de transformer son héritage. De Nantes à l'Espagne, des bancs de la pension aux plateaux de télévision, Olivier Bourdeaut remonte le fil d'une vie faite de chutes, de réconciliations inattendues et de victoires inespérées. Peut-on réécrire son histoire familiale ? Et que reste-t-il, au fond, de nos pères ? Traversé par une émotion et un humour irrésistibles, ce livre raconte la métamorphose d'un mauvais élève en écrivain, d'un fils blessé en un père attentionné. Un récit vibrant sur la filiation, les épreuves, et finalement la joie de trouver enfin sa place.
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Marie Dosé « La violence faite aux autres » (Les Éditions du Sonneur)
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À l'été 2025, après vingt-cinq années d'exercice de la profession d'avocat pénaliste, Marie Dosé éprouve le besoin d'exprimer à travers une galerie de portraits, ce qu'elle voit monter ces dernières années : une irrépressible violence judiciaire et institutionnelle. Dans cette galerie de portraits, écrite dans un souffle et à fleur de peau, Marie Dosé relate ce que ni les médias ni l'opinion ne voient jamais : la brutalité concrète d'une institution qui, par indifférence ou jubilation à juger, finit par briser des existences, ici ou ailleurs. Mais La Violence faite aux autres - cri d'alarme devant le tombeau d'un certain humanisme - n'a rien d'un tract ou d'un pamphlet : à son écriture implacable, parfois clinique, fait surtout écho une expression d'impuissance devant ce que notre société tend à devenir. Enfin, dans ce récit d'un quotidien en butte à la mécanique judiciaire, vient s'immiscer, non sans pudeur ni délicatesse, les angoisses et les tremblements du drame privé.
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Lucile Novat « Voir venir » (Éditions du sous-sol)
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À Saint-Denis, voisin de la nécropole royale, se trouve un étonnant et imposant édifice: la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Vanessa est aujourd'hui surveillante dans cet internat de jeunes filles revêtant tantôt des airs de château de conte, tantôt de maison hantée.Véritable cheffe d'orchestre de ce roman choral, elle nous invite à faire la connaissance de quatre pensionnaires : Lou,Yasmine, Adèle et Suzanne. Ces adolescentes portent toutes un lourd symbole, une médaille remise à leur père ou à leur grand-père, leur clé pour entrer ici. Leur présent et leur passé s'entremêlent, le temps se détraque, jusqu'à ce drame irrémédiable, que personne n'avait vu venir. Dans un premier roman singulier, Lucile Novat détourne les codes du genre et donne à ce conte vénéneux des accents résolument modernes.
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Dans les précédentes émissions |
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Raphaël Gaillard « L'Âme d'une épée : Discours de réception à l'Académie française » (Grasset)
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Ce volume reprend le discours de réception à l'Académie française de Raphaël Gaillard, prononcé le 22 mai 2025, suivi de la réponse de Monsieur Pascal Ory. Comme le veut la tradition, ces deux textes sont précédés du discours de remise de l'épée, prononcé par Florence Delay et des interventions lors de la cérémonie de remise de l'épée.
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Camille Charvet « Les assoiffés » (Grasset)
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« Sous le grand porche de l'établissement où je travaille, à l'hôpital Marmottan, où le Pr Olievenstein avait installé en 1971 son centre d'addictologie, des jeunes couverts de piercings côtoient des mères de famille. D'anciens détenus partagent une cigarette avec des hommes en costume aux cheveux bien peignés. Plusieurs langues se mêlent, toutes les corpulences, tous les genres et tous les styles. Les patients que j'accompagne vont de l'alcoolique mondain cocaïnomane à l'adepte de pornographie compulsive, en passant par le fumeur de crack du quartier Stalingrad à Paris. Dans mon cabinet, j'entends parler de plaisir, mais surtout de honte, d'anxiété sociale, de solitude. A l'hôpital, je ne cesse d'être témoin de tentatives, parfois désespérées, pour rester vivant. » Camille Charvet est psychiatre et addictologue. En s'appuyant sur l'histoire des patients qu'elle reçoit, elle montre que l'addiction ne peut plus être envisagée comme un simple désordre comportemental ou une maladie du cerveau. Recherche effrénée du plaisir, appui pour affronter la vie sociale, tentative de se supporter soi-même, médicament contre des souffrances, expérience-limite, ou paravent face à l'effondrement intérieur... l'addiction est protéiforme. Pour la comprendre, elle s'intéresse au circuit de la récompense comme à la philosophie antique, aux traumatismes de l'enfance et aux injonctions contemporaines de performance, à notre besoin de lien. « L'addiction m'est apparue non seulement comme un trouble, mais aussi comme un miroir. Un miroir de la souffrance psychique, bien sûr, mais aussi de notre époque, de ses injonctions, de ses dénis, de ses failles collectives. Elle est, peut-être, son symptôme le plus sincère. La personnalité addict, excessive, toujours trop, assoiffée et insatiable, nous parle de nous tous ».
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Terreur Graphique « L'Addiction s'il vous plait : Les confessions d'un alcoolique qui se soigne » (Casterman)
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Un récit intime, drôle et bouleversant sur la dépendance à l'alcool ! Né sur Instagram, L'Addiction, s'il vous plaît est bien plus qu'un témoignage : c'est une plongée sans filtre dans le combat de Terreur Graphique contre l'alcool. Avec une sincérité rare, l'auteur explore toutes les dimensions de cette addiction : héritage familial, blessures enfouies, quête de reconnaissance, pression sociale, influence de la pop culture... Entre humour noir, lucidité implacable et émotions à vif, il signe une oeuvre aussi drôle que déchirante, où chaque page sonne juste.
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Melvin Melissa « Une pieuvre au plafond » (Rivages)
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Parmi les « déglingués » des Hauts-de-France, Sibylle et Simon mènent une vie marginale, faite d'art et d'excès. Leur quotidien oscille entre élans artistiques et angoisses du lendemain. Lorsqu'ils rencontrent Haroun, leur relation prend un nouveau tournant : l'aventure d'un soir se transforme en une passion dévorante. Ensemble, ils décident de former un trio qui défie les normes établies. Mais, pour avancer, Sibylle et Simon doivent d'abord affronter leur dépendance à la drogue et les traumatismes du passé. Melvin Mélissa brosse le portrait mordant et poétique de survivants qui réinventent leur existence. Punk, queer et révolté, ce premier roman à l'écriture à la fois lyrique et brute résonne comme un chant d'amour.
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Emil Cioran « Oeuvres » (Gallimard)
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«Mon idée, quand j'écris un livre, est d'éveiller quelqu'un, de le fustiger. Étant donné que les livres que j'ai écrits ont surgi de mes malaises, pour ne pas dire de mes souffrances, c'est cela même qu'ils doivent transmettre en quelque sorte au lecteur. Un livre doit tout bouleverser, tout remettre en question.»Cioran.
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Bruno Patino « Le temps de l'obsolescence humaine » (Grasset)
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« La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laissent amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Nos Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? » Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
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Mazarine M. Pingeot « Inappropriable : ce que l'IA fait à l'humain » (Climats)
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«L'intelligence artificielle générative est entrée dans nos vies au début des années 2020, chamboulant nos pratiques et notre imaginaire. Les débats sont houleux entre technophobes, technosolutionnistes, écologistes, héraults de la souveraineté numérique, promoteurs de la puissance, tandis que la grande majorité des personnes utilisant un smartphone ont pris l'habitude de vivre avec leur Chat, qu'il vienne de Mistral, d'OpenIA ou d'Anthropic... Au même moment, le monde bascule dans une tentation fasciste et un retour à la géopolitique de la force. Un nouveau monde est en train d'apparaître, alors même qu'une autre question déchire l'horizon de ce progrès technologique : celle du vivant, des écosystèmes, de la biodiversité, qui sont autant de domaines qui résistent à toute virtualisation. Le réel reviendrait par effraction en empruntant la voix de la catastrophe. Chacun à sa mesure essaie d'interroger ces bouleversements. Pour ma part, c'est la double question de la vérité et de la création qui m'amène à m'intéresser aux conséquences de l'intelligence artificielle générative, dans la perspective de mettre au jour la structure d'un monde social où l'on s'orientait encore grâce à l'idée de vérité, et la façon dont elle est ébranlée, pour ne pas dire détruite.» Dans ce livre magistral, Mazarine M. Pingeot explore la nouvelle grande question de nos temps modernes, et ce qu'il nous revient en propre de vivre et de penser.
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Raphaël Liogier « Success : l'industrialisation du mensonge » (Les Liens qui Libèrent)
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« Faire semblant » serait-il devenu une exigence morale de nos sociétés contemporaines ? Raphaël Liogier dénonce une hypocrisie collective faite de faux-semblants et nous invite à retrouver une sincérité essentielle pour affronter les défis écologiques et sociaux.
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Mara Goyet « La civilisation du commentaire » (Gallimard)
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Très déçu du péage de Saint-Arnoult : tel est l'un des 4000 commentaires reçus par cette barrière d'autoroute sur Internet. Oui, 4000... Ce foisonnement invite à réfléchir : pourquoi sommes-nous si nombreux à commenter la forme des dents d'une fourchette (trop carrées), une caverne néolithique (déçue par cette grotte) ou l'offre d'un restaurant (brochette de boeuf très nerveuse) ? En quoi cette pratique modifie-t-elle notre rapport au monde et la place que nous tentons d'y occuper ? Sans rien dissimuler des aspects les plus sombres de ces gloses proliférantes, peut-on y voir aussi une démocratisation de l'écrit et une nouvelle étape de l'avancée vers l'égalité chère à Alexis de Tocqueville ( je l'adore, allez Alexis ! ! !) ? Indéniablement, dans ces masses d'avis, au style aussi bancal que ciselé, touchant toutes les dimensions de l'existence, il y a quelque chose d'inédit et de passionnant, que cette enquête novatrice s'attache à explorer. Elle met ainsi en lumière les enseignements, la poésie, parfois l'absurde de cet espace numérique caractéristique de notre modernité.
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Alexandra Matine « Scopophilia » (Les Avrils)
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Une héroïne incandescente prise dans les rouages de l'influence. Troisième roman puissant d'Alexandra Matine. Georgia Samsa vit dans une résidence étudiante. Depuis que le monde s'est confiné, elle erre dans les couloirs déserts et, pour passer le temps, fait des vidéos - elle qui prend le soleil, elle qui mange un fruit - qu'elle poste sur les réseaux. Très vite, la plateforme s'affole. Ses images sont vues des milliers de fois. Et Georgia, qui attendait que l'avenir s'ouvre à elle, s'avance le coeur battant face à cette foule qui l'adule. Une à une, elle gravit les marches de la célébrité, jusqu'à une extrémité insoupçonnable. Alexandra Matine nous entraîne dans les coulisses de l'influence. Shooting, agent, lancement de produit, messages d'amour, ouragan de haine ; elle désosse un système qui porte les femmes au rang de saintes pour mieux les immoler ensuite. Empruntant à l'horrifique, porté par une langue synesthésique, Scopophilia (plaisir de regarder) décrypte ce que deviennent les rapports humains lorsque fiction et réalité se confondent et que les icônes semblent à portée de main.
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