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Le thème de cette semaine: A l'heure où plus que jamais, la pensée se polarise, on prend le risque du dialogue.
Avec Joann Sfar, Wajdi Mouawad, Yasmina Khadra, Agnès Desarthe et Maryse Burgot. |

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Joann Sfar « Terre de sang : Le temps du déséspoir » (Les Arènes BD)
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"Nous vivrons" était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, "Que faire des Juifs ?" une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne.
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Agnès Desarthe « Qui se ressemble » (Éditions Buchet/Chastel)
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"Tu es ma vie, chante la femme à l'épaisse chevelure noire maintenue en un chignon gonflé. Elle a un mouchoir à la main, comme ma grand-mère, des lunettes fumées, comme ma grand-mère, elle parle arabe, comme ma grand-mère." 1956, Besançon : un jeune homme venu d'Algérie découvre la France. 6 octobre 1973, Paris, jour de Kippour : une enfant comprend confusément qu'une guerre vient d'éclater. Au fil du texte, la chanson Enta Omri d'Oum Kalsoum devient fil d'Ariane : une musique-mémoire pour dire l'exil, la langue, la transmission, la traduction - et ce « douanier » imaginaire qui laisse passer les mots mais retient la culture. Avec une justesse éblouissante, Agnès Desarthe signe un récit la fois intime et ample où la musique ouvre les portes du passé et éclaire la complexité d'une appartenance.
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Yasmina Khadra « Le prieur de Bethléem » (Flammarion)
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Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.
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Maryse Burgot « Loin de chez moi : Grand reporter et fille de paysans » (Le Livre de Poche)
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« Sur une route du Donbass, nous venons d'essuyer un tir d'obus. C'est un miracle que nous soyons en vie. Nous roulons, pied au plancher, pour échapper à une nouvelle attaque. Mon téléphone sonne. Il est dans la poche de mon gilet pare-balles. Impossible de ne pas répondre. C'est l'un de mes fils. Je décroche. Il s'agit d'un problème de cuisson de riz. J'explique ma méthode. Je ne parle pas trop fort, j'ai peur que les membres de mon équipe me prennent pour une folle. Mais ce soir, le riz sera bon à la maison. » Rien ne prédestinait Maryse Burgot, fille d'agriculteurs bretons, à sillonner le monde au péril de sa vie. Les directs et les reportages de cette évadée de son milieu d'origine sont, depuis les années 1990, des rendez-vous incontournables des téléspectateurs de France 2. Avec sa voix singulière et son approche de l'information, elle s'est définitivement installée dans nos salons le soir à 20 heures. "Le récit de Maryse Burgot mêle le bruit et la fureur du monde à son parcours personnel et transpire la ténacité, la passion, l'empathie et le courage. Dorothée Werner, Elle."
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Wajdi Mouawad « Jusqu'au bord de son ravin : Les verbes de l'écriture » (Seuil)
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Pour s'avancer jusqu'au bord de son ravin, il faut des mains à tenir. Mais, de toutes les mains, la plus précieuse est celle qui nous donne le courage de lâcher. Car écrire c'est chuter, c'est le battement de son coeur qui remonte à la gorge, et qui accélère aux rafales des frayeurs. Au Collège de France, en 2025, Wajdi Mouawad a prononcé huit leçons. Chacune avait pour matière l'exploration d'un verbe : être, voir, trembler, choisir, rencontrer, consoler, aimer, mourir. Tout son parcours personnel et artistique, marqué par la guerre, l'exil, le poids des identités, les secrets familiaux, la transmission transgénérationnelle et la réconciliation, s'y réfléchit. Il raconte ainsi des histoires passées et présentes, intimes et collectives, car, à travers ces verbes, ce sont nos relations aux autres qui se nouent. En creux, Wajdi Mouawad rappelle combien l'écriture est un acte de dignité et de reconnaissance, combien il faut savoir se laisser tisser par elle sans jamais lui poser de condition.
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Wajdi Mouawad « Le serment d'Europe » (Actes Sud)
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PARUTION : 01/04/2026 Soixante-quinze ans après un massacre qu'elle a commis enfant, Europe accepte de témoigner. En convoquant ses trois filles, qu'elle a jadis abandonnées, elle ravive le feu d'une histoire maudite où se mêlent héritage de la violence, culpabilité et silence. La charge de l'écriture est insoutenable, irrespirable. Si "Incendies" avait marqué les esprits, "Le Serment d'Europe" va encore plus loin, dans une actualité à faire frémir le tragique théâtre du sang.
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Dans les précédentes émissions |
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Eric-Emmanuel Schmitt « Juste après Dieu, il y a papa » (Albin Michel)
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« Papa ! », le plus beau mot du monde, celui qui naguère suffisait à effacer tous les tracas. Le petit Wolfgang adore son père, Léopold Mozart, son guide, son modèle, son dieu vivant. Mais vient le temps où l'enfant prodige s'élève plus haut que le maître, et l'admiration se mue en dédain. L'un rompt, s'émancipe, grisé de passions nouvelles ; l'autre souffre, se résigne, cède sa place, contraint d'inventer des liens différents. Un drame silencieux qui, peut-être bien, s'immisce dans toute relation entre père et fils... Avec la grâce du compositeur, Éric-Emmanuel Schmitt fait vibrer le plus déchirant des chants, celui de l'amour filial et paternel quand il est nourri d'un attachement aussi tendre que maladroit, celui de deux êtres que la vie sépare mais que la musique ne cessera jamais de réunir.
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Pascal Bruckner « De mère inconnue » (Éditions Grasset)
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« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »... Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l'auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. » Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu'à l'adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l'équation de départ, décrite sans l'ombre du pathos doloriste qui caractérise les récits familiaux de notre époque. S'opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » ! Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils. Lorsqu'il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l'auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show... jusqu'à ce que l'université lui ouvre les portes d'un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan...). Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu'elle lisait, les expressions qu'elle utilisait, la vengeance tardive qu'elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable... mais aussi à travers la longue enquête qu'il mène pour savoir s'il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu'il l'avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l'Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu'à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d'apprendre ce que l'on pressentait »...
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Laurence Nobécourt « La Petite sauvage » (Grasset)
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« Car la haine est partout qui désarticule notre langue, et le diable lui-même se déplace dans le monde en voiture diplomatique. Je n'ai pas retrouvé la parole perdue, et il n'y aura donc rien d'autre pour nous hisser jusqu'à la haute tendresse que la parole présente, peu importe la vérité, désormais... » Ainsi se livre la « Petite sauvage », l'héroïne, le double d'enfance de Laurence Nobécourt, prise dans une des grandes guerres des familles : la succession. Après le père, c'est la mère qui est morte, laissant trois soeurs blessées, peut-être aussi soulagées : Stella, l'aînée ; Petra, et puis la Petite sauvage elle-même, celle qui depuis toujours écrit, et vers qui tout converge, l'amour, la jalousie, la dépossession. Car il n'y a pas d'équilibre ou de justice, quand il faut répartir les biens, les séparer à jamais - maisons, tableaux, photos, menus papiers, vaisselles : dans ce combat dérisoire et violent, il n'y a plus d'adultes, seulement des histoires d'enfance passionnelles. Stella était la préférée du père, l'adorée-adorée. Petra fut tant aimée de la Petite sauvage, telle une soeur tchekhovienne, vitale et chérie. Et la Petite sauvage, c'est simple : la mère n'en voulait pas. Alors, elle nous raconte : son père, dans les dédales de l'argent et de l'extrême-droite, son oncle, qui l'aima comme il ne faut pas, et tout l'arbre familial, de blessure et de répétition, dans les branches duquel se vivent les souffrances, les rôles, et si peu la joie. Le roman de Laurence Nobécourt nous montre comment la haine des familles, se charriant sur des générations, induit certains paysages politiques. En mêlant histoire intime et sociale, elle clôt, après des années, le cycle familial initié avec La Démangeaison et nous emmène vers la possibilité d'une vie nouvelle.
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Hugo Lindenberg « Les années souterraines » (Flammarion)
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«L'enfance, ce chemin de ronces, je m'en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les parois de cet immeuble du quinzième arrondissement de Paris, chez mon père, où j'ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans. Je n'y pense jamais, mais la nuit je le retrouve en rêve, cet appartement. Il me retrouve. Toujours le même scénario dont je me réveille comme un fugitif traqué, rassemblant quelques objets dans le désordre et sous la menace d'une apparition paternelle. Il n'y a jamais eu aucune photo de moi ici.» Ouvrir la porte de l'appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s'est joué jadis avec le père. Puis partir en ayant pris soin de laisser l'enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C'est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, un rêve que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse.
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Cathy Karsenty « La fille de ma mère » (Seuil)
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« Dans l'album, les photos de Claudine la montrent joyeuse, faisant la fête avec ses amies, déguisée d'un uniforme de soldat bien trop grand pour elle, en maillot sur la plage entourée de beaux garçons, sur une route au soleil avec de grosses lunettes noires, se photographiant dans un miroir, joueuse. Une femme affranchie, tel est le portrait que je lui ai composé. Évidemment, quand on ne sait rien on invente n'importe quoi. » Fille unique d'une femme qui a décidé de garder l'enfant plutôt que le père, Cathy Karsenty recompose le drôle de duo qu'elle a formé avec sa mère, au moment où celle-ci perd la mémoire. Un premier roman désarmant de justesse et de grâce.
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Arundhati Roy « Mon refuge et mon orage » (Gallimard)
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Mon refuge et mon orage est une invitation à retrouver toute la puissance romanesque de la grande autrice indienne du Dieu des Petits Riens. Dans ce récit littéraire d'une infinie beauté, Arundhati Roy revient sur son passé : une enfance chaotique dans le sud de l'Inde, son émancipation précoce, le goût de l'écriture, la fulgurance du succès international avec le Booker Prize en 1997, puis la découverte que sa plume peut devenir une arme pour déjouer les injustices et la violence du gouvernement indien. Au fil des chapitres, c'est aussi le portrait de sa mère, Mary Roy, qui prend forme. Une grande âme, généreuse et adulée dans sa région pour y avoir bâti une école, mais qui dans l'intimité s'avérait une mère impitoyable et maltraitante. Toute sa vie durant, elle aura été pour sa fille à la fois son refuge et son orage. Dans ce livre magnifique au style luxuriant, Arundhati Roy nous ouvre les portes de sa vie hors norme et haletante, mêlée à celle d'une figure maternelle redoutable mais qui lui a transmis le goût de la liberté, et la nécessité d'écrire.
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Gaspard Koenig « Aqua » (L'Observatoire)
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Après son best-seller Humus, Gaspard Koenig poursuit son exploration romanesque des éléments. Quand Martin Jobard, un enfant du pays devenu haut fonctionnaire à Paris, décide de revenir briguer la mairie de son village normand et de moderniser le réseau d'eau potable, il trouve sur son chemin Maria, la joyeuse et idéaliste tenancière de l'épicerie, qui a écrit une thèse sur les communs et défend la source traditionnelle. La lutte qui s'engage va éveiller, chez les habitants, le pire comme le meilleur. Maria pourra-t-elle changer le cours des choses ? Sur fond de crise de l'eau, Aqua met en scène de manière réaliste et documentée une communauté rurale prise dans des contradictions contemporaines, entre désir d'autonomie, apathie citoyenne, arcanes de la politique locale et tutelle de l'Etat-Providence. Comment gérer des ressources naturelles qui se raréfient ? Peut-on encore « faire village » ? Mêlant mythologies normandes de l'eau et bureaucratie des communautés de communes, maniant à la fois la poésie et l'ironie, Aqua tisse une impressionnante toile de personnages où se mêlent un ministre trop pressé, une naturopathe bouddhiste, un éleveur mélancolique, une préfète amoureuse, un maire philosophe, une hydrogéologue anticapitaliste... Inscrit dans le même terroir qu'Humus et reprenant certains de ses personnages secondaires, le nouveau roman de Gaspard Koenig constitue le second volume d'une ambitieuse tétralogie autour des quatre éléments.
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Simonetta Greggio « Le Souffle de la forêt : Sur les traces de Simona Kossak » (Arthaud)
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Elle s'appelle Simona Gabriela Kossak. Elle n'a que la peau, les os et un nom de famille. Elle est née dans une villa nichée au coeur d'un parc, à Cracovie. Elle est éduquée à ne pas mettre les coudes sur la table lorsqu'elle dîne devant les chandeliers en argent. Plus tard, elle petit-déjeune d'une cigarette et d'un café, un lynx à ses pieds, un sanglier allongé sur le canapé de sa maison sans eau courante ni électricité, au milieu d'une forêt primaire de Pologne, Bialowiea. Un corbeau boit dans son verre en cristal ébréché. C'est une scientifique, une biologiste zoopsychologue. Elle pense qu'elle a toujours raison ou à peu près - et c'est souvent vrai. Elle se bat « comme un animal sauvage intelligent », pour les bêtes, pour la forêt, pour le monde autour d'elle, tout entier. Elle n'a jamais écrit de manifeste : sa vie en tient lieu. Un récit traversé par le vent des futaies et par le souffle de celle qui consacra sa vie au vivant, dans toute sa diversité.
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Bernard Werber « La Voix de l'arbre » (Albin Michel)
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Si les arbres pouvaient s'exprimer, que nous diraient-ils ? Rose, jeune scientifique déterminée, a suivi son compagnon au coeur de la plus ancienne forêt de France. Il veut lui faire partager son émerveillement et sa passion pour un chêne millénaire d'une rare beauté. Mais le spectacle tourne au drame lorsqu'une lourde branche tombe de l'arbre et tue le jeune homme sur le coup. Accusée du meurtre, traquée par la police, Rose décide de fuir, le temps de prouver son innocence. Alors que tout l'accable, une solution, aussi surprenante soit-elle, se dessine : communiquer avec ce grand chêne, témoin du drame. Aidée de Sylvain, botaniste aussi original que génial, elle élabore une machine capable d'une telle prouesse : un Arbrophone. Ce qu'elle va découvrir dépasse de loin le cadre de l'enquête policière... Dans ce suspense haletant, entre aventure, science et passion, Bernard Werber nous révèle un univers merveilleux et nous reconnecte à l'énergie vitale des forêts.
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Jean-Yves Jouannais « Une forêt » (Albin Michel)
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Pendant les grands procès visant à éradiquer le nazisme dans la vie publique allemande, Jacob Michael Lenz, avocat et capitaine dans l'US Army, est appelé par un tribunal pour une affaire hors du commun. Des mainates, des oiseaux parleurs, nichant dans une forêt de Brême, ont appris à chanter des hymnes nazis et les transmettent à leurs oisillons.
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Pauline Peyrade « Les Habitantes » (Les Éditions de Minuit)
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L'histoire se déroule entre la fin du printemps et celle de l'été, dans un hameau et ses alentours, au coeur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C'est là qu'elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l'étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison.
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