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Cette semaine : des romans d'émancipation ! Pour être l'auteur de son propre destin : À nous le panache, le courage... et l'imagination !
Avec Alexandre Jardin, Cécile Coulon, Timothée de Fombelle, Mélissa Da Costa et Michaël Dichter. |

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Alexandre Jardin « La femme qui inventa l'amour » (Michel Lafon)
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Pourquoi aime-t-on à la folie ? Parce que l'amour fut inventé. Comme le furent le télescope, le grille-pain. Nos émotions les plus intimes - celles qui sauvent de la tiédeur - ne sont pas naturelles. Ce sont des inventions surpuissantes qui façonnent notre c½ur et qui rêvent en nous. Dans un royaume où l'émotion est interdite, la princesse Xi se meurt dans un monde sans poésie. Sa rencontre avec Cheng, rebelle et rieur, fait naître en elle l'étincelle d'un sentiment nouveau. Un amour absolu et contagieux, assez puissant pour défier l'ordre établi.
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Cécile Coulon « Le visage de la nuit » (L'Iconoclaste)
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Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis.
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Timothée de Fombelle « La vie entière » (Gallimard)
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Paris sous l'Occupation. Claire attend son chef de réseau, dont le retard laisse présager le pire. Elle devrait quitter l'appartement. C'est la règle. Mais elle reste et tape à la machine, inventant sa vie avec cet homme qu'elle aime en secret : les baisers sur les toits, l'amour fou, les enfants, la mer, la vieillesse heureuse, et tous les miracles ordinaires d'un temps de paix. Dans l'urgence de cette nuit où l'existence ne tient qu'à un fil, Claire se sauve par les mots et crée sur le papier l'espace d'une vie entière.
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Mélissa Da Costa « Fauves » (Albin Michel)
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Comment s'échapper de sa cage ? C'est l'obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu'il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons... Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous propulse au coeur de l'arène, où l'ivresse du danger fait oublier la mort.
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Michael Dichter « On l'appelait Bennie Diamond » (Éditions Les Léonides)
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Anvers, années 70. Le jeune Bennie Goodman sait que son père Moshé aimerait mieux le voir à la synagogue qu'à fureter dans les ruelles du quartier des diamantaires. Mais c'est plus fort que lui : la prière l'ennuie, le diamant le fascine. Après tout, c'est dans ce secteur que son grand-père Yéhuda a fait fortune, et quoique le patriarche ait coupé les ponts avec son fils et son petit-fils, ce dernier ne peut réprimer sa fascination. Des ateliers de taille aux vastes salles de négoce de la Bourse, Bennie ne renoncera devant rien pour se faire sa place et un nom. Son ascension, pourtant, n'est pas vue d'un bon oeil par les puissants de la ville - pour qui se prend-il, ce gamin sans pedigree, qui vient leur voler ce qui leur revient de droit ?
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Dans les précédentes émissions |
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Pierre Lemaitre « Les Belles Promesses » (Calmann-Lévy)
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Tout commence par un incendie, un bébé... et un sanglier. Paris est transformé par des travaux titanesques, le coeur d'un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l'oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d'un effroyable dilemme moral, ce sera l'effondrement ou l'apothéose. Par bonheur, le chat Joseph veille encore. Passionnant, déchirant, enthousiasmant. Après l'immense succès du « Grand Monde », du « Silence et la Colère », et d'« Un avenir radieux », Pierre Lemaitre clôt avec « Les Belles Promesses » sa plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.
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Marie-Hélène Lafon « Hors champ » (Éditions Buchet Chastel)
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Gilles est le fils, celui qui devra tenir la ferme. Claire, la soeur qui n'est pas concernée par cette décision, prend la tangente au fil des années grâce aux études. La ferme est isolée de tous. C'est le royaume du père qui donne libre cours à sa violence. "Hors champ" traverse cinquante années. Dix tableaux, dix morceaux de temps, détachés, choisis ; le lecteur y pénètre tantôt avec elle, Claire, tantôt avec lui, Gilles. L'auteure fait alterner ces points de vue, toujours à la troisième personne, en flux de conscience.
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Antoine Compagnon « 1966, année mirifique » (Gallimard)
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«L'année des cheveux longs et de la minijupe», résume le journal rétrospectif des Actualités françaises le 27 décembre 1966. Sommet des Trente Glorieuses, arrivée des enfants du baby-boom à l'âge adulte, début d'une révolution accélérée des moeurs et entrée dans la société d'abondance, 1966 a été une année tournant sur de nombreux fronts - démographique, économique, politique, social et culturel. C'est à restituer le tissu de ses jours que s'attache cette enquête profondément novatrice où se croisent, entre marée structuraliste et Nouvelle Vague, Georges Perec, Michel Foucault, le briquet jetable, André Malraux, les livres de poche, La Grande Vadrouille, la microcassette Philips, ainsi que Marguerite Duras, Aragon, Jean-Luc Godard, Roland Barthes et bien d'autres. Il y est question de choses et de mots, de sons et d'images, mais encore d'histoire et de sociologie, de cinéma et de télévision, de poésie et de musique, de révolte aussi - deux ans avant Mai -, et de mémoire, avec le débat sur les camps d'extermination. Il n'en faut pas moins pour recomposer cet incendie prodigieux qui marque un seuil entre deux époques.
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Benjamin Dierstein « 14 juillet » (Flammarion)
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Juillet 1982. Les attentats à répétition opérés par Carlos et les services syriens sur le sol français poussent François Mitterrand à s'entourer d'une cellule anti-terroriste composée des plus fins limiers du GIGN, de la PJ et des RG. L'inspectrice Jacquie Lienard va profiter de cette opportunité pour grimper dans la hiérarchie auprès de l'Élysée et s'assurer une place de choix au sein de la lutte contre les groupuscules pro-palestiniens, Action directe et le FLNC. Tout comme Marco Paolini depuis la DST et Robert Vauthier depuis la DGSE, elle traque une ancienne moudjahida du FLN qui répond au nom de Khadidja Ben Bouazza et qui n'est autre que la supérieure directe de l'ex-policier Jean-Louis Gourvennec, devenu convoyeur d'explosifs pour l'extrême gauche révolutionnaire. Au gré des scandales qui secouent la Mitterrandie, des crises successives au sein de Beauvau et de la montée fulgurante de l'extrême droite, tous se dirigent vers un seul point de mire qui leur permettra enfin de découvrir la vérité sur Geronimo et Khadidja Ben Bouazza : Beyrouth. Ce chemin de croix sera aussi celui de la perte de leurs dernières illusions. Le troisième tome d'une saga historique entre satire politique, roman noir et tragédie mondaine, dont les personnages secondaires ont pour nom François Mitterrand, Christian Prouteau, Paul Barril, Charles Pasqua, Gaston Defferre, Jean-Marie Le Pen, Alain Orsoni, Carlos et Jacques Vergès.
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Alix de Saint-André « Cadre noir » (Gallimard)
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«J'étais de nouveau enfant dans ce bureau qui ne ressemblait pas du tout à celui de mon père, mais cet homme exerçait la même fonction que lui et je voulais lui dire ça, que les écuyers pleurent quand ils perdent un cheval ; les écuyers de ce temps-là aussi, même si les hommes ne sont pas censés pleurer. Je voulais lui dire ça. Et lui donner la recette du cocktail Dubonnet ! Il y a des priorités dans la vie.» En 1972, au sommet de sa gloire, le colonel Jean de Saint-André, écuyer en chef du Cadre noir de Saumur, est renvoyé du jour au lendemain sans explication. Que s'est-il passé ? Sous la forme d'un journal enlevé et vivant, Alix mène l'enquête, explore son courrier, ses archives personnelles, la presse régionale, rencontre les protagonistes... Plongée dans les années Pompidou, elle fait de drôles de découvertes. On retrouve avec plaisir la verve d'Alix de Saint-André dans ces pages consacrées à son père, à ces hommes et à ces femmes qui font danser les chevaux.
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